Alter Azur de 2016 à 2020

par | 24 Sep 2020 | Asso News

Au printemps, nous avons arrêté la Give Box de Biot. Cette automne nous lançons les actions pour le premier éco-lieu dont nous sommes enfin propriétaires, et deux autres pourraient suivre rapidement. Pour nos membres qui auraient loupés un épisode, comme pour les nouveaux prenant le train en marche, vous trouverez ici un historique essentiel du pourquoi du comment Alter Azur.

 

 

L’ORIGINE D’ALTER AZUR

 

Voulu comme un mouvement citoyen, Alter Azur est pourtant né dans ma tête (BAB’s, co-fondateur), et y est bien trop restée jusque là ! Mon « climax » personnel, ma transition de pensée, s’est effectuée entre 2009 et 2012 (post crise 2008). L’idée d’éco-lieux en réseau née en 2014, je déménage dans les Alpes Maritimes pour créer un premier lieu en 2015, Alter Azur est officiellement lancée en janvier 2016, et on est en 2020. Il faut parfois du temps pour qu’une idée à contre-courant se mette en place !

 

Le postulat de création est le suivant:

  • Je suis venu à la Transition par Colibris, Alternatiba et d’autres, mais d’emblée je les ai trouvé soit dans l’action isolée (une action bien menée mais pas assez connectée à d’autres pour faire société), soit trop théorique, dans la prise de conscience, la revendication incitant à l’action, mais pas l’action concrète du quotidien, pas dans un plan clair à co-construire et suivre pour arriver dans l’aire post-capitalisme. Le tout doublé par l' »effet ONG »: un organisme national, voire international, une grosse structure consommatrice de ressources, des dons au niveau national qui ne ruissellent que trop peu au niveau local, des éventuels groupes locaux qui n’ont que peu de pouvoir / moyens d’actions, alors que c’est bien à cette échelle qu’il faut commencer par agir.
  • J’ai encore plus été marqué par la Coopérative Intégrale Catalane, un système alternatif qui supplante presque le national (devenu illégitime dans son inaction à répondre aux attentes citoyennes), avec éducation, système de santé, banque, logements, coopérative de travail… On est proche du modèle structurel Alter Azur.
  • On est en 2015-2016, ma veille n’est pas complète, je ne connais pas encore l’idée de coopérative intégrale à Toulouse, ni Tera. La Suite du Monde, Hameaux Légers, ou même Partager C’est Sympa n’existent pas encore…
  • Et tous ne racontent de toutes façons pas exactement la même chose qu’Alter Azur. Car la clé du changement est bien ici: il n’y a pas qu’un seul plan d’action mais une multitude, tenant compte des affinités de chacun, des spécificités géographiques d’un territoire… Tout l’art, ce que personne n’arrive encore vraiment à faire, c’est la convergence de ces mouvements pour faire acte de société au niveau national mais surtout supra-national.
  • Alter Azur doit exister ! La création intervient pour soutenir la première tentative éco-lieu.

 

 

LE DESSEIN ALTER AZUR

 

Qu’est ce que c’est Alter Azur ? Qu’en tente de faire Alter Azur ? Si il n’y a qu’un paragraphe à lire, c’est celui-ci.

 

La mission Alter Azur en une phrase:
Créer une organisation alternative de la société, durable et éthique, qui comprend ses propres systèmes alimentaire, énergétique, financier, éducatif, de santé, de production de biens et services…

 

L’échelle d’action Alter Azur: les Alpes-Maritimes (06), et bientôt d’autres projets soutenus ailleurs en France.
Modèles voulu reproductibles (par d’autres) partout ailleurs = rayonnement, influence mondiale possible. On part de petits groupes locaux qui mutualisent savoirs et moyens dans des entités supra-nationales, et pas l’inverse. (subsidiarité ascendante, et PAS descendante).

 

Les cinq piliers d’actions Alter Azur:

  • Éveiller les consciences: notre mode de vie actuel n’est plus tenable si l’on veut assurer la survie de notre espèce. Modes d’actions: ciné-débats, conférences, festivals, salons, formations…
  • Lancer les citoyens dans l’action: les rassembler ville par ville sur des projets demandant des compétences accessibles à tous. Actions: collectifs citoyens, jardins partagés, repair café, systèmes d’échanges locaux…
  • Créer des agents économiques: Des entreprises, asso’… créant des emplois dans l’Économie Sociale et Solidaire. Actions: Un collectif citoyen peut lancer une structure spécifique, soutenir un porteur de projet, en allouant des membres à l’idée, négociant réduction d’impôts locaux et local d’activité avec les pouvoirs publics…
  • Créer des éco-lieux: espaces physiques créés par les futurs utilisateurs pour habiter et / ou travailler tendant à l’auto-suffisance, l’indépendance. Actions: favoriser les rencontres, financements, la mutualisation de moyens et compétences pour créer des éco-villages, hameaux légers, tiers-lieux…
  • Créer un éco-système local: Avec d’autres (si possible tous) acteurs locaux, co-écrire et faire fonctionner une organisation de la société, durable et éthique, avec systèmes alimentaire, énergétique, financier, éducatif, de santé, de production de biens et services…

 

 

Le paradoxe des mouvements « à contre-courant »:

  • Réformer ce monde ou en créer un nouveau ? Être 100% légal ou dans la désobéissance civile ? Faire avec ou contre l’État, les pouvoirs publics ? Un éco-village à part du village d’accueil ? Toutes ces questions ont la même réponse … qui n’est pas évidente !
  • Nous ne sommes PAS « anti » quelque chose, PAS dans l’attaque. Nous sommes « pour » ce que nous créons, nous tentons de défendre un idéal. Nous prônons un système qui défend les intérêts de tous, qui est durable à travers les générations.
  • Nous faisons partie de ce monde, de la société, l’État est censé être les citoyens, donc nous.
  • L’idéal serait donc de faire avec l’existant, de respecter les règles, d’avancer conjointement avec les pouvoirs publics
  • Mais dans la pratique, les hommes d’États ne représentent plus le peuple mais les intérêts privés d’un petit nombre. Les règles ne sont pas faite pour l’émancipation des peuples mais au contraire leur maintien dans l’ignorance.
  • Dès lors, quand cela est possible, nous tenterons de faire avec les pouvoirs publics. Mais quand ces derniers vont contre l’intérêt général, quand « le système » est devenu illégitime, nous n’hésiterons pas à user de désobéissance civile.
  • En clair: le légitime, ce qui nous semble juste, est plus important que la légalité. Le contre-courant précède souvent ce qui deviendra la norme demain. Il n’y a pas la norme d’un côté et les « alter » de l’autre, simplement des citoyens qui doivent s’entendre pour partager un même monde, faire acte de société.

 

 

CONTEXTE D’ACTION ALPES MARITIMES / PACA

 

Est-on égaux dans la capacité à mener la Transition selon l’endroit où l’on se trouve ? Clairement pas !

 

Les mentalités et les politiques locales peuvent soit approuver et financer vos actions, soit au contraire ne pas vous écouter, voire refuser des projets qui ne leur parlent pas.

 

Certaines villes, départements, régions soutiennent et reconnaissent les alternatives associatives locales; non seulement comme compléments aux manques des pouvoirs publics, mais aussi comme composantes essentielles d’une démocratie active, qui innove en permanence et crée une société toujours plus juste et durable. Parfois, ça n’a rien à voir avec la politique, peut-être plus l’histoire, mais il existe dans une localité un terreau de pensées qui soutient ce dynamisme, cette créativité sociale.
Je pense à: la région Occitanie ou l’Ardèche, qui vont jusqu’à financer des projets d’éco-lieux de vie. L’agglomération Nantaise, pionnière dans de nombreux concepts liés à la Transition (mention spéciale pour Rezé qui à proposé un terrain pour tiny house). Lyon, berceau de nombreuses associations à rayonnement national (Framasoft entre-autres), Bordeaux qui a permis le projet Darwin, Marseille réputé pour son système D et la réussite de la Friche Belle de Mai, Montpellier où beaucoup d’initiatives se mettent en place plus vite qu’ailleurs (la jeunesse ?)…

 

Pendant qu’ailleurs l’intelligence sociétale est de mise, que les citoyens sont encouragés dans leurs démarches, à quoi a-t-on le droit dans les Alpes-Maritimes ?

 

C’est sans doutes l’un des secteurs les moins faciles pour réaliser notre mission ! La Côte d’Azur semble s’être construite sur des intérêts individualistes, où chacun se bat avant tout (et paye cher) pour son confort personnel, où le clientélisme est roi, où l’incivisme est visible au quotidien, où il faut d’abord se défendre de projets hallucinants détruisants les milieux (la plaine du Var et la fameuse « éco-vallée », l’Open Sky ou un centre commercial juste à côté d’un autre, détruisant forêt et petits commerces locaux, l’extension de Cap 3000 ou de l’aéroport, terrains déjà rognés sur la mer…), où les acteurs culturels alternatifs les plus importants sont méprisés, où les commissions permis construire sont extrêmement frileuses quant à la construction bois paille malgré les meilleurs résultats que le béton, où certains élus vont jusque à nous dire qu' »il n’y aura pas de marginaux sur leur territoire » …

 

Le foncier est très cher, les terrains plats facilement exploitables trop rares, à moins d’être trop reculé de points d’intérêts. Le relief et le climat entrainent des risques naturels forts et le classement généralisé de tout ce qui n’est pas urbain en zone rouge (interdiction de construire ou d’y établir un établissement recevant du public).

 

Mais bon, tout ça fait partie du stéréotype bien connu de tous les français concernant la Côte d’Azur, rien de nouveau. (On verra ci-dessous qu’il n’y a pas que ça quand même, hein. Heureusement !). Ce qui est plus étonnant, c’est de voir que ce nuage néfaste finit par contaminer certains alternatifs.

 

La claque la plus grande que j’ai prise ne vient pas des héritiers de Tatcher dont on n’a plus rien à attendre, mais de certains confrères associatifs locaux. On a vu notre projet se faire démonter gratuitement et publiquement, de la jalousie et des mots dans le dos… Ici des humains squattent la tête de certaines asso’ et imposent des comportements inacceptables, asphyxiants, discréditant littéralement tout le milieu local. Tout le monde le sait, connait leurs noms, et pourtant ils sont toujours là. Certains ne sont peut-être même pas conscients de leurs travers (je suis bien placé pour en avoir fait partie dans une moindre mesure), tiennent des asso’ à bout de bras (voire même ont des succès d’actions tant bien que mal) sans se douter qu’une des causes de freins à leurs actions, c’est eux-mêmes. Paradoxe encore. Sans doutes à lier au syndrome du sauveur: à vouloir sauver le monde en étant convaincu d’UNE méthode, on risque fortement de créer une dystopie. (Note: je vous parle ici dans le cadre d’un bilan de 4 ans d’actions, ce fait aurait peut-être tendance à s’apaiser, les têtes se renouvelant… un peu).
Ce qui est sûr, c’est que ce climat est néfaste pour cette fameuse convergence des acteurs dont on a cruellement besoin.

 

Ceci étant dit, tout ça n’est aucunement une raison pour sombrer dans la dépression et ne pas agir. Ce ne peut être une excuse pour ne rien faire, ne pas voir nos propres dysfonctionnements, avant tout organisationnels pour Alter Azur (j’y reviens dans le bilan ci-dessous).

 

Et puis soulignons aussi tout ce qui est chouette ici (en dehors du « mer, montage, soleil » que le monde entier nous envie, d’ailleurs je vais aller faire une pause « baignade cascade »): certains groupes locaux prennent très bien (Zéro Déchets entre-autres), des concepts innovants émergent (21 Paysans), des mairies « en avance » ou en tous cas à l’écoute (Mouans Sartoux, Biot avec qui l’on a collaboré sous le mandat Debras, de belles pistes à Valbonne, Villars-sur-Var, La Tour-sur-Tinée…), des initiatives que l’on voit ailleurs et qui avancent malgré tout ici aussi (supermarché coopératif Nice Coop, La Consigne dont les Biotoises d’Alter Azur sont très fières), l’habitat participatif Hédina à Biot, la bande CCM / Pilule Rouge / Mouais qui fait vivre la culture alter à Nice …
Mention spéciale pour tous les projets planqués partout dans les vallées, que je découvre tous les mois. « Pour vivre heureux, vivons cachés » (surtout face au conservatisme stérile). On aimerait plus de liens mais on comprend leurs choix.
Et puis, et puis … les milliers de citoyens qui se déclarent, ici aussi, en Transition, qui en tous cas ne sont plus en accord avec ce qui est déjà « le monde d’hier ». Car finalement, climat social ou pas, ce n’est qu’une question de temps. La question n’est pas « est-ce que », mais « quand va-t-on y arriver ? » => « Demain ».

 

 

HISTORIQUE ET BILAN ACTIONS ALTER AZUR 2016-2020

 

2016

  • Création Alter Azur à Nice
  • 1ère tentative éco-lieu: une maison en location à Nice St Pancrace. Aucun élément n’était aligné pour que ça marche ! 😉
  • 1ère participation au festival Souffleurs d’Avenir: les citoyens pouvaient apprendre les bases de la lutherie, des rocket stove, bombes de graines, danse méditative, yoga / méditation combinés, et l’on travaillait à trouver un nouveau lieu
  • Apéro pétanque en musique, Biot: lier jeunes et anciens, citadins et villageois dans un évènement festif, avec groupes et DJ’s, compétition amicale et lots.
  • Ciné-débats, divers formations (outils informatique « open source ») et autres concerts organisés dans le cadre d’évènements environnementaux
  • Participation à la naissance de Biot au Jardin (jardin partagé à Biot)
  • Lancement du collectif citoyen à Biot
  • 2ème tentative éco-lieu: auberge de la Vallée Verte (peut-être toujours à vendre ?), projet coûteux (comme tout le foncier ici), reconversion peut-être pas si évidente, difficultés à trouver des membres, mairie qui nous souffle qu’ils pourraient faire préemption pour installer un commerce local, je me sens encore trop seul à porter le machin …
  • L’association devient collégiale

 

2017

  • Souffleurs d’Avenir, notre plus belle édition, plus de 15 actions citoyennes, dont la naissance de la Give Box à Biot, weAgora une sorte de start-up weekend mais pour projets associatifs, les activités bien-être qui deviennent un pilier d’Alter Azur Biot, le spin-art et notre fameux vélo renversé…
  • 3ème tentative éco-lieu: une maison à l’achat à Nice Ouest. 2ha de terrain en plein Nice, l’idée d’une maison de la Transition, lieu de formation, d’évènement culturels et d’habitat. Projet qui aurait pu commencer à 600 k€. C’est encore trop cher pour la plupart. De belles rencontres mais pas assez de porteurs. Et puis finalement terrain en zone rouge PLU…
  • Rapprochement du S.E.L. de Valbonne et de Alter Azur Biot
  • Création des pôles archi-urbanisme et outils informatiques: créer des emplois (accompagnateurs, formateurs…), favoriser les rencontres groupes-projets, le dialogue asso-élus, mutualiser tout ce que l’on peut dans ces domaines à l’échelle du 06, offrir des outils informatiques et de communication libres aux asso’…
  • Jardin Zen à Biot. On récupère une parcelle de terrain au pied du village, l’objectif est d’en faire quelque chose de différent des jardins partagés: un jardin zen, avec activités bien-être, aromates et plantes médicinales, évènements culturels et détente pour les villageois qui n’ont pas de jardins.
  • Deux belles guinguettes dans le jardin zen à l’été 2017
  • Toujours des ciné-débats, divers formations (outils informatique « open source ») et autres concerts organisés dans le cadre d’évènements environnementaux
  • TAC: Pour transition Arts et Culture, projet de lieu souhaitant faire suite à la fermeture du Court Circuit. Des locaux sont repérés mais là encore des membres pour y participer mais manque de porteurs pour lancer.

 

2018

  • Un bel anniversaire: de beaux concerts et une annonce …
  • Tentative d’ouverture d’un local à Nice Centre. Au dernier moment je me rétracte, le prix du bail et le loyer sont un risque trop pesant, je suis encore seul sur le projet et je ne peux y passer un plein temps
  • L’année du ralentissement pour Alter Azur: les pôles sont à l’abandon, on rend les clés du jardin Zen … manque de porteurs, de communication, d’organisation, dynamisme en berne…
  • 4ème tentative éco-lieu: le hameau Cassien. Là encore zone rouge trop restrictive, et moustiques furieux que plus personne ne supporte après quelques jours sur place…
  • Toujours Souffleurs d’avenirs et quelques autres évènements

 

2019

  • Encore une fausse piste: le Poulayé à Nice, participation à un lieu culturel trop bancal pour durer…
  • 5ème tentative éco-lieu: Roquesteron. Peine encore à trouver des porteurs, je comprends enfin ce que je vais résumer ci-dessous. Le projet est rendu à celui qui avait trouvé le plan, et qui risque d’en faire quelque chose de très bien, affaire à suivre !
  • Recherche – veille d’autres lieux: sur les quatre ans d’existence il y a pas mal de pistes avortées dont on n’a jamais parlé.
  • Signature de l’éco-lieu Menton

 

2020

  • Projet actif: éco-lieu Menton, appartement collectif Nice (réunions associatives, hébergement habitants éco-lieux du 06), deux gros éco-villages ailleurs en France (à suivre !)
  • Projet au ralenti: Alter Azur Biot. Il reste les activités bien-être dont les dates sont régulièrement annoncées sur notre Facebook.  Les membres se concentrent actuellement sur La Consigne, épicerie coopérative à Biot.
  • Projet arrêté: give box, tout autre ancien projet
  • projets sur la table: tout le plan Alter Azur ! Mais il faudra des porteurs…
  • Projets prometteurs: Agence de com’ sociale et solidaire, outils et services de gestion à destination de l’ESS, weAgora (startup weekend des projets ESS), outils web libres pour com’ interne et externe des asso’…

 

Bilan des actions Alter Azur:

  • Au plus fort de notre activité (1er semestre 2017), on flirtait avec les 70 membres, aujourd’hui une dizaine. Un joli dynamisme les deux premières années, puis un épuisement.
  • 1ère raison: Manque d’organisation, de structuration. Le revers de la médaille d’être indépendant est de ne pas disposer des ressources d’une entité nationale. Il faut se créer soi-même une solide base d’outils, de méthodologie, se former… On a tenté certaines méthodes (sociocratie entre-autres) mais il faut une formation de tous pour que ça fonctionne.
  • 2nd raison: des membres avec de l’énergie, mais pas assez de porteurs, qui ont du endosser plusieurs projets à la fois = fatigue.
  • 3ème raison: notre objet est large car englobant tous les aspects de la société. Vu en bloc comme ça, il peut faire peur, décourager avant même d’attaquer. Notre plan par étape doit encore se diviser en plus petites étapes.
  • 4ème raison et sans doutes la plus importante: certains projets n’avait pas d’intérêt, soit
  • Bilan personnel: J’endosse une bonne part de responsabilité dans tout ça, Alter Azur est marquée de mon empreinte. Je suis un artiste aux milles idées, fonceur mais assez bordélique et « zappant » vite. J’ai pris beaucoup de place à certains moments (mais quand j’en ai laissé le vide ne s’est pas comblé, peut être ai-je manqué l’entre-deux). D’où ce qui va suivre dans « orientations futures ».
  • Nous restons malgré tout fiers de notre bilan. Un échec ne le devient que si l’on reste à terre. Sinon, c’est une expérience. Il y a dans toutes nos actions passées des idées intéressantes qui peuvent être reprises, on a documenté certaines choses, elles n’attendent que des porteurs. Dans tous les cas, plutôt que de rester les bras croisés, c’est toujours mieux de tenter quelque chose.
  • Il nous reste quelque milliers d’Euros de subventions qui devraient être prêtés au projet éco-lieu Menton.

 

Concernant les pistes éco-lieux:

  • Le foncier hameau Cassien est peut-être toujours à vendre
  • Villars sur Var semblait un bon terrain d’accueil sous le mandat Malaussena, à voir aujourd’hui.
  • Idem la Tour sur Tinée, où le maire avait l’envie de dédier un terrain à l’habitat partagé, à vérifier avec la nouvelle municipalité.
  • Le projet à Roquesteron a vu le jour cet été sous une forme plus privé, avec peut-être du collectif à terme.
  • Faute de ressources humaines pour organiser et relayer les infos, on a laissé passer d’autres pistes qui ne collaient pas avec nos critères mais auraient pu être bonnes pour d’autres

 

 

ORIENTATIONS FUTURES

 

Désormais, tant que nous n’avons pas plus de membres, nous allons nous focaliser sur ce qui est actif:

  • L’éco-lieu à Menton: à lire ici en détail, et là pour le financement innovant qui va s’y adjoindre.
  • La participation à deux gros éco-villages ailleurs en France, pour lesquels on communiquera des infos rapidement
  • Alter Azur Biot au ralenti: il reste les activités bien-être dont les dates sont régulièrement annoncées sur notre Facebook.  Les membres se concentrent actuellement sur La Consigne, épicerie coopérative à Biot.

 

Toute activité supplémentaire nécessitera une révision des outils et des méthodes. Chaque action nouvelle ou reprise devra comporter au minimum deux porteurs certains de leur détermination à mener le projet à bien.

 

Les projets qui fonctionnent le plus sont ceux qui offrent un intérêt direct aux porteurs, le plus souvent lié à l’aspect pécunier. Exemple: les bénéficiaires de la Give Box n’étaient pas tellement les membres qui l’entretenait (ce fût le cas quand même avec de belles trouvailles pour certaines), mais un public défavorisé qui n’existe finalement que peu à Biot. La Consigne (épicerie coopérative) permet potentiellement de réduire sa facture nourriture; Zéro déchets de réduire ses dépenses en produits ménagers, maquillage, voire taxe d’ordures ménagères; un jardin partagé d’avoir des tomates et de mutualiser des outils alors qu’on vit dans un appartement… L’impact est direct dans le quotidien, réel, quantifiable pour les porteurs = le projet est plus solide. Tout porteur devra garder ce fait en tête, répondre à la question « quel est mon intérêt ? », qui nourrira la plus forte des motivation.

 

Personnellement, je ne m’occuperai plus que de l’éco-lieu Menton, des deux gros éco-villages en projet, et de la théorie / orientations Alter Azur (écriture et réflexions avec d’autres)… et c’est déjà trop ! ;-). Je ne veux plus rien diriger (je ne suis pas bon pour ça ! ;-)). Chaque membre doit se sentir libre de prendre toute latitude, de reprendre toute l’organisation à zéro, de refaire tout le site web si il le souhaite… J’essayerai d’être là pour épauler, renvoyer vers nos anciennes notes… Ce qui est censé être un mouvement ne peut m’appartenir.

 

Un virage vers la désobéissance civile pourrait intervenir (lire « article à venir bientôt en lien ici »). Quand le politique et l’outil législatif sont en panne ou n’affichent aucune volonté, abandonnent l’innovation citoyenne, alors on n’a peu d’autres choix. Notre volonté reste d’avancer avec les pouvoirs publics quand cela est possible.

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